Le 1er mai et le muguet
Le 1er mai est une date à part dans le métier. La vente de muguet y bénéficie d'une tolérance ancienne qui autorise les particuliers et les associations à en vendre sur la voie publique ce jour-là, ce qui met le fleuriste en concurrence directe avec des vendeurs occasionnels. La différence se joue donc entièrement sur la présentation.
Ce qui fait la différence
L'emballage, seul vrai levier
Un brin de muguet vendu nu sur un trottoir et le même brin présenté en atelier ne se vendent pas au même prix, et l'écart dépasse largement le coût de la présentation. Papier cristal, papier de soie, manchettes et petits contenants constituent l'essentiel de la valeur ajoutée du jour.
Les petits contenants
Soliflores, petits vases, cache-pots de 6 à 9 cm. Le muguet en pot avec un cache-pot soigné est le produit qui résiste le mieux à la concurrence de la vente à la sauvette, parce qu'il dure au-delà de la journée.
Les rubans et le bolduc
En petite largeur, pour la finition à l'unité. Comme pour la Saint-Valentin, la vente se fait pièce par pièce : la consommation de finition rapportée au chiffre d'affaires est élevée.
Une journée qui se prépare en amont
La date est fixe et connue, ce qui devrait la rendre simple, mais elle tombe juste après la période de préparation de la fête des Mères et juste avant le début de la saison des mariages. Elle passe donc facilement au second plan.
La commande de matériel se cale mi-avril, en même temps que celle de la fête des Mères, ce qui permet de grouper et d'atteindre le minimum de commande sans difficulté. Les références utilisées, petits contenants, emballage clair, bolduc, resservent immédiatement sur les autres dates du printemps.